Zimbabwe

Les formalités d'entrée sont vite réglées et nous avalons les 60 kilomètres qui nous séparent des chutes Victoria sur une petite route étroite. La petite ville qui porte le même nom est très touristique. Cependant, le spar principal n'offre qu'une petite variété de produits et nous avons des difficultés à trouver ce que nous aimons. Il va falloir se contenter de l'essentiel !
Les chutes Victoria sont magnifiques et nous apprécions cette belle promenade dans le vacarme et les embruns.
Nous nous dirigeons vers la ville de Bulawayo et le parc National de Motobos. Nous séjournons au bord d'un lac avant de gagner la région montagneuse de Chimanimani à l'Est du pays.
Dans ce pays, les gens des villages reculés ont faim. La plupart de ceux qui viennent nous voir ne quémandent pas d'argent mais de quoi manger. Une banane, un peu de riz, du pain ... nos restes dans la poubelle. Ils repartent heureux. Mais pour combien de temps ?
La nature est splendide et riche en cultures diverses : café, thé, fruits...
Malheureusement, nous ne pouvons visiter les parcs nationaux car les prix d'entrée pour les étrangers sont trop élevés. Les campings pratiquent aussi des tarifs prohibitifs pour une prestation minable. Nous poursuivons donc notre route, un peu frustrés, vers la capitale Harare.  
Nous y sommes attendus par Josette et Jacques, voyageurs également, qui possèdent un pied à terre dans la ville. L'accueil est chaleureux et le courant passe facilement entre nous. Nous séjournons quelques nuits chez eux avant de reprendre la route vers Chinoyi.
Une centaine de kilomètres plus loin, Chinoyi est une petite ville où notre amie Karine s'est arrêtée depuis plusieurs mois avec ses enfants Erine et Lucas. Le cadre de vie est très agréable.
Le collège de Lomagundi, nous accueille sans problème et nous vivons au rythme des étudiants : cours le matin dès 7h45 jusqu'à 13h, puis sport tous les après midi. Quentin et Benjamin sont heureux de retrouver des copains et de découvrir les règles de ce collège anglais. La discipline y est stricte avec des récompenses mais aussi des châtiments corporels. La culture du sport est très forte avec une grande variété d'activités : criquet, rugby, tennis, natation, athlétisme, squach, water polo... 
Nous sommes une nouvelle fois rattrapés par des ennuis mécaniques qui nous immobilisent au collège au lieu de partir en excursion vers le lac Kariba.
Finalement, les pannes s'avèrent moins graves que prévues et sitôt les réparations faites, nous reprendrons notre route vers le Malawi.
Cependant, les pannes continuent et nous voici stationnés dans le jardin de nos amis Josette et Jacques à Harare ! Nous attendons un radiateur tout neuf ainsi qu'une pièce pour les freins. Nous passons nos journées avec le Cned, les petites réparations, et finissons autour d'un apéritif en nous racontant mutuellement nos "aventures".
Il fait assez chaud et le soir, nous avons de beaux orages. Les Jacarandas, les flambloyants et les frangipaniers sont en fleurs, la nature est belle.
Dernière mésaventure : Depuis une semaine, nous attendons notre pièce mécanique qui devait arriver par chronopost. On sait qu'elle est sur Harare mais personne ne peut nous dire où !!! On a beau se dire que c'est l'Afrique... nous perdons patience et restons démunis face à des situations aussi loufoques que celle-ci !
Après de multiples démarches, nous finissons par récupérer Le Colis tant attendu !
Nous rendons la liberté à Jacques et Josette qui nous ont si gentiment accueillis dans leur jardin et prenons la route vers la Zambie.
En chemin, nous décidons d'aller visiter le fameux parc Manapools qui est réputé pour son aspect très sauvage. C'est après 70 kilomètres de piste que nous trouvons le "camping" non clôturé au bord du fleuve Zambèze. Les paysages sont en effet somptueux et les animaux chez eux. Un éléphant passera à quelques centimètres de notre camping car, les hippopotames barbotent devant la fenêtre, ... Un singe est même rentré dans la cuisine pour nous chiper notre pain !
Pour l'anecdote, une semaine avant nous et à quelques kilomètres de là, un touriste qui prenait sa douche s'est fait dévorer par un lion ! Autant dire, nous restons vigilants et surveillons les alentours !
Manque de chance, un orage bien arrosé nous empêchera de profiter du parc car nous avons peur de nous embourber. Le chemin du retour fut en effet plus délicat : boue et flaques très profondes. Dans l'une d'elle, nous restons embourbés. Sous la surveillance des enfants, nous descendons pour couper des branches  et les mettre sous les roues. Nous ne sommes pas vraiment rassurés et sommes à l'affût du moindre bruit. Benjamin signalera un énorme serpent noir qui disparaîtra très vite dans les herbes. Le rire d'une hyène, qui semblait assez proche, aura raison de notre courage. Nous remontons précipitamment et réussissons à sortir le CC de la boue. Nous regagnons le goudron avec joie et passons en Zambie.